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  • Initiative populaire « Sauvegarder la neutralité suisse(Initiative sur la neutralité) », votations du 27.09.26

    Initiative populaire « Sauvegarder la neutralité suisse(Initiative sur la neutralité) », votations du 27.09.26

    Une initiative pour la paix ?

    Que propose réellement cette initiative ? Quels pourraient être les impacts de cette vision plus restrictive de la neutralité ? Vise-t-elle à promouvoir la paix, comme l’annoncent les affiches arborant une colombe au rameau d’olivier ? Et si oui, de quel type de paix s’agirait-il ? Car il y a en effet plusieurs façons de comprendre la paix, qui n’ont pas toutes le même sens du point de vue de l’éthique. 

    Vox ethica s’interroge sur les implications éthiques de ces modifications de la Constitution dans différents domaines : droits de l’homme, politique des bons offices ou encore en ce qui concerne la voix de la Suisse sur le plan international. Et c’est une occasion particulièrement intéressante de s’interroger sur le sens de la neutralité pour un pays comme la Suisse.  Est-elle une valeur en soi ? Où y a-t-il d’autres valeurs à privilégier ? Une occasion de repenser quelles sont les valeurs fondamentales que l’on souhaite pour notre pays.

    Prise de position de Vox ethica :

  • Solution à deux États : un engagement de longue date du Saint Siège pour la paix

    Solution à deux États : un engagement de longue date du Saint Siège pour la paix

    Dimanche 16 août 2026, lors de l’angélus à Castel Gandolfo, le pape Léon XIV a instamment appelé la communauté internationale à s’engager pour une solution à deux États dans le conflit du Proche-Orient, seule voie selon lui vers une paix juste et durable. Il avait auparavant condamné les exactions et les violences commises contre les Palestiniens par des colons israéliens en Cisjordanie, et a demandé une accélération de la mise en œuvre de ce projet formulé dès 1947.

    Dès 1948, Pie XII appelait déjà à un ordre garantissant la sécurité en Terre sainte. En 1967, Paul VI évoquait pour la première fois les droits légitimes du peuple palestinien.

    À partir des années 1980, la solution à deux Etats est devenue la pierre angulaire de la politique vaticane au Proche-Orient. Puis, en 1984, dans « Redemptionis anno », Jean-Paul II articulait le besoin de sécurité d’Israël au droit à une patrie du peuple palestinien. Benoît XVI a réaffirmé cette même ligne à Bethléem en 2009. Sous François, elle a été consolidée diplomatiquement en 2015, avec la reconnaissance officielle de l’État de Palestine par le Saint-Siège.

    Léon XIV s’inscrit dans cet héritage : dès janvier 2026, devant le Corps diplomatique, il avait déjà désigné la solution à deux États comme la seule perspective institutionnelle répondant aux aspirations légitimes des deux peuples. Pour le Saint-Siège, malgré le blocage politique et la tragédie humanitaire persistante, la solution à deux Etats demeure ainsi l’unique chemin vers une paix juste entre Israël et la Palestine.

    Un éclairage historique complet est disponible sur Vatican News : https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-08/pape-saint-siege-israel-palestine-deux-etats.html

    FL

  • Multinationales responsables : pourquoi Vox Ethica prend position sur le contre-projet

    Multinationales responsables : pourquoi Vox Ethica prend position sur le contre-projet

    L’Église catholique s’engage depuis des décennies pour le respect des droits humains. Depuis l’encyclique Laudato si’ , la protection de l’environnement et la lutte contre les conséquences du changement climatique comptent également parmi ses préoccupations majeures. Un monde où chaque être humain peut réaliser son potentiel est une tâche qui concerne l’ensemble de la société: qui incombe à tous les acteurs sociaux, et non au seul État.

    Cette conviction n’est pas simplement une position ecclésiale, que l’on pourrait tout aussi bien fonder autrement. Elle plonge ses racines dans la vision biblique de l’être humain et du monde.

    L’être humain comme « image de Dieu ». Au commencement de la Bible se trouve l’affirmation que l’être humain est créé à l’image de Dieu – chaque être humain, sans exception (Gn 1,26–27). C’est de cette ressemblance divine que la tradition chrétienne tire la dignité inaliénable de toute personne, une dignité qui ne peut être subordonnée à aucune opportunité économique ou politique. Là où les chaînes d’approvisionnement plongent des personnes dans la pauvreté, l’exploitation ou le déplacement forcé, c’est cette ressemblance divine elle-même qui est atteinte.

    La création comme bien confié. Le même récit de la création confie à l’être humain la tâche de « cultiver et de garder » le jardin (Gn 2,15). Il s’agit d’un mandat de soin, non d’exploitation sans égard. Le pape François a repris cette idée dans Laudato si’, rappelant que la terre ne nous appartient pas, mais nous est confiée. Dans cette perspective, la destruction de l’environnement n’est pas un dommage collatéral de l’activité économique, mais une violation d’un mandat originel.

    La tradition prophétique. Toute la Bible est traversée par une voix dérangeante : celle des prophètes, qui condamnent sévèrement l’exploitation économique. Amos, par exemple, dénonce ceux qui « vendent le pauvre pour une paire de sandales » (Am 2,6). Pour la tradition prophétique, le profit économique réalisé au détriment des plus faibles n’est pas un simple écart de conduite, mais une trahison de l’alliance avec Dieu. Cette voix nous interpelle encore aujourd’hui : une liberté économique qui ignore les plus vulnérables tout au long des chaînes d’approvisionnement mondiales s’inscrit dans une longue série de pratiques condamnées par la Bible.

    Dieu aux côtés des plus vulnérables. Enfin, la venue même de Dieu dans le monde – l’incarnation – manifeste une attention durable envers les petits et les vulnérables. Cette logique de solidarité « par le bas » constitue la raison théologique la plus profonde pour laquelle l’engagement ecclésial ne se satisfait pas de déclarations d’intention bien formulées, mais insiste sur des mécanismes de protection efficaces et opposables en justice pour les personnes réellement concernées.

    C’est sur ce fondement biblique et théologique que la doctrine sociale de l’Église a développé ses principes, traduisant ces intuitions en principes. Le principe du bien commun, par exemple, ne s’applique pas seulement à l’action de l’État, mais engage tout autant les acteurs économiques privés : la liberté d’entreprendre n’est pas une fin en soi, mais doit s’orienter – précisément en vertu de cette ressemblance divine partagée par tous les êtres humains – vers la contribution au bien de tous.

    Qu’en découle-t-il concrètement ? De l’articulation de deux autres principes fondamentaux (la subsidiarité et la solidarité ) découle l’exigence d’obligations de diligence contraignantes, et non simplement volontaires, pour les entreprises. La subsidiarité ne signifie en effet pas que l’État doive se tenir le plus possible à l’écart, mais l’oblige au contraire à intervenir dès lors que l’échelon inférieur – ici : l’engagement volontaire des entreprises – ne remplit manifestement pas sa mission de protection. La dimension mondiale de la solidarité, que l’Église souligne depuis Populorum Progressio, exige qu’à une activité économique internationale corresponde également une responsabilité juridique internationale. Une responsabilité qui découle en définitive de la conviction que tous les êtres humains, où qu’ils vivent, partagent la même dignité.

    C’est à partir de ces réflexions que Vox Ethica a décidé de s’engager, par cette prise de position, dans la consultation relative au contre-projet indirect à l’initiative populaire « Pour des multinationales responsables – afin de protéger l’être humain et l’environnement ».

    Vox Ethica salue par principe toutes les démarches qui favorisent une meilleure protection de l’être humain et de l’environnement face aux conséquences de l’activité humaine. Dans sa prise de position, Vox Ethica montre toutefois aussi les points sur lesquels le projet actuel devrait, à son avis, encore être amélioré.

    FL. 24.07.2026

  • Journée Ecologie intégrale en Eglise

    Le 23 juin 2026 Vox ethica organise à Fribourg une première journée nationale de rencontre et de partage de projets sur le thème de l’écologie intégrale en Eglise.

    Mot de Bienvenue de Mgr. Josef Stübi

    Conférence :
    Präsentation des transformativen Wandels für die Biodiversität,
    Dr. Dorothea Hug Peter, biologiste, Swiss biodiversity forum,  Académie Suisse sciences naturelles. (avec traduction en français)

    Présentation d’activités en Eglise sur le thème de l’écologie : 1ère partie

    Présentation des axes principaux du Conseil épiscopal sur l’Ecologie du Diocèse LGF et des projets actuels. https://diocese-lgf.ch/conseil-episcopal-ecologie/Roberto de Col, représentant de l’évêque du diocèse Lausanne-Genève-Fribourg pour l’écologie
    «Nachhaltig Kirche leben» – Das Zürcher Modell: Von der strategischen Grundlage zur konkreten Umsetzung. https://www.zhkath.ch/engagement/oekologie-und-nachhaltigkeitMarkus Staudinger, Nachhaltigkeitsbeauftragter der katholischen Kirche im Kanton Zürich
    Constitution d’un Conseil cantonal de l’écologie intégrale afin de recueillir les réalités du terrain, dans un esprit synodal. https://www.cath-vd.ch/justice-ecologique-sociale/Lucia Castro Navia, Chargée de projets justice écologique et sociale de l’Eglise catholique du canton de Vaud.

    Conférence :

    Dimension spirituelle de l’engagement écologique et conversion du regard sur la nature, Michel Maxime Egger, théologien, https://www.trilogies.org/

    Présentation d’activités en Eglise sur le thème de l’écologie : 2ème partie :

    Présentation des projets d’OEKU, Kirchen für die Umwelt https://oeku.chOlivier Ottet, OEKU
    Présentation d’Ecoéglise, Réseau œcuménique suisse romand pour le soin de la création https://ecoeglise.ch/Lara-Florine Schmid, Coordinatrice d’EcoEglise
    Jardin Laudato si’ du Centre pastoral du diocèse de Lugano https://ufct.ch/giardino-laudato-si/Corinne Zaugg, Unione femminile cattolica ticinese
    Projets d’action de Carême https://actiondecareme.ch/actualites/  Helena Jeppesen-Spuhler, Fastenaktion
    La Saison de la Création dans le Canton de Fribourg https://www.cath-fr.ch/sengager-dans-la-societe/eglise-et-ecologie/ecologie-chez-nous/temps-pour-la-creation/  Adrian Craciun, Responsable projets écologie intégrale à la Région diocésaine Fribourg francophone

    Travail collaboratif sur le développement du réseau :
    préparation de la journée 2027, activités communes, partage de ressources.

    Article de cath.ch (18.6.26)