Étiquette : Blogue

  • Journée Ecologie intégrale en Eglise

    Le 23 juin 2026 Vox ethica organise à Fribourg une première journée nationale de rencontre et de partage de projets sur le thème de l’écologie intégrale en Eglise.

    Mot de Bienvenue de Mgr. Josef Stübi

    Conférence :
    Präsentation des transformativen Wandels für die Biodiversität,
    Dr. Dorothea Hug Peter, biologiste, Swiss biodiversity forum,  Académie Suisse sciences naturelles. (avec traduction en français)

    Présentation d’activités en Eglise sur le thème de l’écologie : 1ère partie

    Présentation des axes principaux du Conseil épiscopal sur l’Ecologie du Diocèse LGF et des projets actuels. https://diocese-lgf.ch/conseil-episcopal-ecologie/Roberto de Col, représentant de l’évêque du diocèse Lausanne-Genève-Fribourg pour l’écologie
    «Nachhaltig Kirche leben» – Das Zürcher Modell: Von der strategischen Grundlage zur konkreten Umsetzung. https://www.zhkath.ch/engagement/oekologie-und-nachhaltigkeitMarkus Staudinger, Nachhaltigkeitsbeauftragter der katholischen Kirche im Kanton Zürich
    Constitution d’un Conseil cantonal de l’écologie intégrale afin de recueillir les réalités du terrain, dans un esprit synodal. https://www.cath-vd.ch/justice-ecologique-sociale/Lucia Castro Navia, Chargée de projets justice écologique et sociale de l’Eglise catholique du canton de Vaud.

    Conférence :

    Dimension spirituelle de l’engagement écologique et conversion du regard sur la nature, Michel Maxime Egger, théologien, https://www.trilogies.org/

    Présentation d’activités en Eglise sur le thème de l’écologie : 2ème partie :

    Présentation des projets d’OEKU, Kirchen für die Umwelt https://oeku.chOlivier Ottet, OEKU
    Présentation d’Ecoéglise, Réseau œcuménique suisse romand pour le soin de la création https://ecoeglise.ch/Lara-Florine Schmid, Coordinatrice d’EcoEglise
    Jardin Laudato si’ du Centre pastoral du diocèse de Lugano https://ufct.ch/giardino-laudato-si/Corinne Zaugg, Unione femminile cattolica ticinese
    Projets d’action de Carême https://actiondecareme.ch/actualites/  Helena Jeppesen-Spuhler, Fastenaktion
    La Saison de la Création dans le Canton de Fribourg https://www.cath-fr.ch/sengager-dans-la-societe/eglise-et-ecologie/ecologie-chez-nous/temps-pour-la-creation/  Adrian Craciun, Responsable projets écologie intégrale à la Région diocésaine Fribourg francophone

    Travail collaboratif sur le développement du réseau :
    préparation de la journée 2027, activités communes, partage de ressources.

    Article de cath.ch (18.6.26)

  • « Le service civil renforce-t-il le bien commun ? » Podcast avec Florian Lüthi et Thomas Wallimann

    mercredi 26 mai 2026

    Source : https://www.zivi.admin.ch/fr/medias

    Résumé du Podcast :

    Le podcast débute par une brève présentation de l’historique de l’introduction du service civil en Suisse : c’est suite à l’initiative dite de « Münchensteiner » à la fin des années 70 qu’a commencé à se diffuser en Suisse plus largement l’idée d’un service civil. Le refus de servir dans l’armée était jusqu’alors condamnable et ceux qui refusaient d’accomplir le service militaire étaient punis d’une peine de prison. En 1992 une nouvelle initiative est acceptée et un service civil sera finalement instauré en 1996. Jusqu’en 2009, pour faire le service civil, il fallait passer un entretien et démontrer ses motivations, argumenter face à une commission qui décidait ensuite de l’admission ou non. Il fallait en quelque sorte prouver le bien-fondé de son conflit de conscience. Mais cette procédure était particulièrement inégalitaire en ce qu’elle favorisait ceux qui sont à l’aise dans une argumentation théorique et verbale. Ce système d’examen a été depuis remplacé par une « preuve par l’acte », où les candidats au service civil démontrent le bien-fondé de leur motivation et de leur conflit de conscience en effectuant une fois et demie la durée du service militaire.

    Depuis l’abandon de l’examen devant une commission, le nombre de civilistes a fortement augmenté, passant d’environ 1500 à plus de 7000 par année de nos jours.  Actuellement le service civil commence par une mission de langue durée de 150 jours, dans un domaine soit lié au social, à l’éducation, la culture, la santé ou l’agriculture. Depuis 2019 le Conseil fédéral a tenté de durcir l’admission au service civil, mais sans réel succès.

    Florian Lüthi explique ensuite son expérience de service civil, dans le domaine du social, et comment cette expérience a pu faire sens pour lui, notamment à travers l’accompagnement de personnes avec des difficultés spécifiques.

    A la question si le service civil serait une voie plus facile et moins exigeante que le service militaire, il répond en montrant que les civilistes peuvent aussi se trouver dans des contextes exigeants, notamment sur le plan humain. Par exemple en travaillant avec des personnes à besoins spécifiques, les civilistes peuvent soulager momentanément certaines équipes soumises à de fortes pressions et ainsi jouer un rôle de régulateur dans certains services qui sont souvent en sous-effectifs, ou dans des domaines où le rythme de travail est très soutenu et exigeant physiquement (soins, travail agricole, milieux éducatifs).

    Florian Lüthi s’interroge ensuite sur la notion de bien commun : Les civilistes contribuent-ils à ce bien commun ? En Suisse, l’idée de bien commun, de servir la société, n’est pas détachée d’une certaine idée de la citoyenneté participative et de l’engagement. Le Bien commun est en quelque sort porté par les citoyens eux-mêmes, dans leur engagement, que ce soit dans l’armée ou dans d’autres structures (politiques, associatives). Tout notre système politique est en fait système basé sur l’engagement des citoyens et le service civil fonctionne sur le même principe, à savoir permettre de s’engager à son niveau de capacités, pour la société. En ce sens ceci montre l’attachement des Suisses à cette participation des citoyens à une certaine vision de l’Etat.

    T. Wallimann interroge ensuite F. Lüthi sur la situation actuelle. De nombreuses guerres éclatent, même tout près de la Suisse, est-ce qu’une posture résolument pacifiste n’est pas dangereuse ou naïve de nos jours ? A cette question, le théologien répond que préparer la guerre n’est pas suffisant pour favoriser l’avènement de la paix, et encore moins pour instaurer une culture de paix. Il donne également plusieurs exemples où les activités des civilistes, notamment dans le social et le monde éducatif, contribuent à renforcer le sentiment de sécurité des personnes (en milieu psychiatrique et scolaire), parfois de par leur simple présence, ils peuvent contribuer à la pacification de certains environnements ou à éviter des dérives.

    Le podcast se conclut par une discussion sur les conséquences possibles d’un durcissement de l’accès au service civil, et notamment sur les risques d’une augmentation des cas d’inaptitude au service militaire, ce qui ne résoudrait pas les difficultés de recrutement pour le service militaire, et aurait pour conséquence de priver la société du soutien de nombreux civilistes, voire de faire perdre cette tradition d’aide et de participation que véhicule le service civil et les valeurs qu’il porte.

    Prise de position de Justice et paix, rédigée par F. Lüthi (5.06.26):

  • Initiative « Pas de Suisse à 10 millions », prise de position d’Isabel Vasquez, directrice de Migratio, service de la Conférence des évêques Suisses

    Volksinitiative « Keine 10 Millionen-Schweiz ! » Stellungnahme von Isabel Vasquez Direktorin migratio Schweiz, eine Dienstelle der Schweizer Bischofskonferenz

    auf Deutsch + français :

    in italiano :

  • Le service civil en péril.

    Le service civil en péril.

    Prise de position de Vox Ethica en soutien au référendum pour le service civil.

    Le 15 janvier 2026, le référendum « Sauver le service civil » a été remis à l’administration fédérale. Le durcissement de la loi sur le service civil entraînerait un durcissement des conditions d’admission au service civil. Les électeurs suisses pourront désormais se prononcer sur les modifications prévues lors d’un scrutin. Vox Ethica espère que la tenue d’un référendum suscitera un large débat public sur l’importance du service civil en Suisse.

    Le service civil offre une alternative au service militaire aux personnes qui ont un conflit de conscience à ce sujet. Du point de vue chrétien, les décisions de conscience ont une importance particulière. Ainsi, le Concile Vatican II définit la conscience comme « le centre intime et secret de l’homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et où il entend sa voix » (Gaudium et Spes, n° 16). Dans l’histoire du christianisme, il y a toujours eu des personnes qui ont suivi leur conscience et en ont tiré les conséquences qui s’imposaient. « Je suis ici et je ne peux pas faire autrement », a déclaré Martin Luther devant la Diète impériale à Worms. La conscience a également joué un rôle central dans le développement du mouvement anabaptiste. Il en a résulté une forme précoce d’objection de conscience au service militaire.

    Le référendum sur le service civil invite à réaffirmer avec patience et cohérence que le respect de la conscience, la promotion d’une paix positive et la recherche du bien commun sont des exigences centrales de l’éthique chrétienne. Indépendamment du résultat du vote, il convient de noter que le service civil n’est ni un privilège ni une échappatoire, mais une expression légitime et précieuse de ces exigences éthiques. Sa défense s’inscrit dans une tradition chrétienne qui reconnaît la complexité des ordres politiques, la fragilité des décisions humaines et, en même temps, la vocation universelle d’être des artisans de paix. En ce sens, le service civil ne s’avère pas être un affaiblissement, mais une ressource éthique pour une société démocratique qui prend au sérieux ses fondements moraux.

    Florian Lüthi, Vox Ethica, 16.01.2026