Étiquette : Pacem in Terris

  • Pour un ordre mondial fondé sur la dignité et les droits humains

    Pour un ordre mondial fondé sur la dignité et les droits humains

    Lors de l’ouverture de la session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a tenu des propos clairs : « Partout dans le monde, les droits humains font l’objet d’une attaque frontale. Cette attaque ne vient ni de l’ombre ni par surprise. Non, la lutte est menée au vu et au su de tous, et ce par ceux qui sont au pouvoir. ». Les nations Unies ont joué un rôle historique dans la promotion des droits

    Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, et la présidente de l’Assemblée générale des Nations unies, Annalena Baerbock, ont tous deux tiré la même conclusion accablante dans leurs discours. Sans les nommer, ils ont déclaré que certains dirigeants se considéraient au-dessus des lois, remettant ainsi en question des principes fondamentaux qui semblaient longtemps acquis.

    Quotidiennement, les droits humains, même les plus fondamentaux, sont mis à mal, notamment par des atteintes envers la liberté d’expression et d’opinion, de nouvelles formes d’esclavage et de travail forcé, ou des traitements cruels et inhumains.

    Que faire face à cette évolution inquiétante ? Volker Türk souhaite mettre en place une alliance mondiale d’acteurs étatiques et de la société civile qui s’opposent à cette évolution et défendent les droits humains.

    Quel peut-être le rôle spécifique des Eglises dans cette situation ? De nombreuses Églises chrétiennes, mais aussi d’autres religions et croyant.e.s du monde entier s’engagent en faveur des droits humains et civils, ainsi que pour une vie digne pour tous et toutes. Cet engagement se traduit par des prises de position publiques ainsi que par des aides concrètes (juridiques, sociales, économiques) aux personnes vulnérables. Les aspects éducatifs ne sont pas à négliger, nombre d’organismes religieux proposent des services éducatifs visant à favoriser l’inclusion des plus précaires, par la formation professionnelle ou visant l’exercice de la citoyenneté. Eléments qui contribuent à une implémentation concrète des droits, à l’empowerment des personnes et des collectivités. En effet, au cœur du message Evangélique, cette exigence à venir en aide aux personnes dans le besoin, car chaque être humain est pensé à l’image de Dieu. Quelle que soit son origine, son milieu social il est pensé comme porteur d’une dignité inaliénable.

    En 1963, dans l’encyclique « Pacem in Terris » , Jean XXIII, s’engageait déjà au nom de l’Église catholique, en faveur des droits humains et d’un ordre mondial multilatéral fondé sur le droit, tel que promu par l’ONU. Le Concile Vatican II et les papes suivants ont confirmé cette voie, tout comme Léon XIV dans son Discours aux corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège du 9 janvier 2026 :

    « (…) les Nations Unies ont joué un rôle médiateur dans les conflits, encouragé le développement et aidé les États à protéger les droits humains et les libertés fondamentales. Dans un monde confronté à des défis complexes tels que les tensions géopolitiques, les inégalités et les crises climatiques, l’organisation devrait jouer un rôle fondamental pour favoriser le dialogue et l’aide humanitaire, contribuant ainsi à construire un avenir plus juste. »

    Or la Suisse, en matière de protection des individus et de libertés fondamentales a encore des progrès à faire, par exemple rappelons qu’elle n’a pas signé la Convention internationale sur la protection des droits des travailleurs migrants et membres de leurs familles (1990). Convention qui vise précisément à les protéger de l’exploitation et des violations des droits de l’homme.

    L’Institut suisse des droits humains (ISDH, https://www.isdh.ch/fr, https://www.isdh.ch/de ), situé à Fribourg, s’engage depuis 2023 sur le plan national pour la protection et la promotion des droits fondamentaux. Indépendant des pouvoirs publics, il contribue notamment à des rapports sur la situation et l’évolution des droits humains en Suisse. Toute personne ou institution travaillant dans ce domaine peut demander à en devenir membre.

    FL / FQ 26.2.2026

  • Für eine gerechte Weltordnung im Zeichen der Menschenrechte

    Für eine gerechte Weltordnung im Zeichen der Menschenrechte

    Zur Eröffnung der Sitzung des UN-Menschenrechtsrats fand UN-GeneralsekretärAntónio Guterres klare Worte: „Rund um die Welt erleben die Menschenrechte einen Frontalangriff. Diese Attacke kommt weder aus dem Dunkeln noch überraschend. Nein, der Kampf wird vor aller Augen geführt, und zwar von jenen, die an der Macht sind.“

    Sowohl der UN-Hochkommissar für Menschenrechte, Volker Türk, wie auch die Präsidentin der UNO-Generalversammlung Annalena Baerbock zogen bei ihren Reden das gleiche vernichtende Fazit. Gewisse Machthaber, ohne sie beim Namen zu nennen, wähnten sich über dem Gesetz, dadurch seien lange selbstverständliche Grundprinzipien infrage gestellt.

    Täglich werden die Menschenrechte, selbst die grundlegendsten, verletzt. Insbesondere geschehen Angriffe auf die Meinungs- und Ausdrucksfreiheit, neue Formen der Sklaverei und Zwangsarbeit oder grausame und unmenschliche Übergriffe.

    Was tun in Anbetracht dieser besorgniserregenden Entwicklung? Volker Türk will eine globale Allianz von staatlichen und zivilgesellschaftlichen Akteuren aufstellen, die sich dieser Entwicklung entgegenstellen und für die Menschenrechte einstehen.

    Was kann in dieser Situation die spezifische Rolle der Kirchen sein? Zahlreiche christliche Kirchen, aber auch andere Religionen und Gläubige weltweit setzen sich für die Menschen- und Bürgerrechte sowie für ein würdevolles Leben für alle ein. Dieses Engagement zeigt sich sowohl in öffentlichen Stellungnahmen als auch in konkreter Unterstützung (juristisch, sozial, wirtschaftlich) für vulnerable Menschen. Auch die Bildungsaspekte sind nicht zu vernachlässigen: Viele religiöse Organisationen bieten Bildungsangebote an, die darauf abzielen, die Inklusion der sozial Schwächsten zu fördern, sei es durch berufliche Ausbildung oder durch Programme zu Bürgerrechten. Dieses Engagement trägt zum Empowerment von Menschen und Gemeinschaften bei. In der Verkündigung und im Handeln von Jesus-Christ war es zentral:  Menschen in Not beizustehen, da jeder Mensch Ebenbild Gottes ist. Unabhängig von Herkunft oder sozialem Hintergrund gilt jeder Mensch als Träger einer unveräusserlichen Würde.

    Bereits 1963 setzte sich Johannes XXIII. in der Enzyklika Pacem in Terris im Namen der katholischen Kirche für die Menschenrechte und für eine multilaterale, auf dem Recht beruhende Weltordnung ein, wie sie von der UNO gefördert wird. Das Zweite Vatikanische Konzil und die nachfolgenden Päpste haben diesen Weg bestätigt, ebenso wie Leo XIV. in seiner Ansprache an das beim Heiligen Stuhl akkreditierte Diplomatische Korps vom 9. Januar 2026:

    „In diesem Sinne [zum Schutz der Menschenwürde] haben die Vereinten Nationen Konflikte geschlichtet, die Entwicklung gefördert und Staaten beim Schutz der Menschenrechte und Grundfreiheiten unterstützt. In einer Welt, die von komplexen Herausforderungen wie geopolitischen Spannungen, Ungleichheiten und Klimakrisen geprägt ist, sollte die Organisation eine zentrale Rolle bei der Förderung des Dialogs und der humanitären Hilfe spielen und so zum Aufbau einer gerechteren Zukunft beitragen.“

    Auch die Schweiz hat im Bereich des Schutzes von Einzelpersonen und der grundlegenden Freiheiten noch Fortschritte zu machen. So sei etwa daran erinnert, dass sie das Internationale Übereinkommen zum Schutz der Rechte aller Wanderarbeitnehmer und ihrer Familienangehörigen (1990) nicht unterzeichnet hat, ein Übereinkommen, das genau darauf abzielt, sie vor Ausbeutung und Menschenrechtsverletzungen zu schützen.

    In der Schweiz engagiert sich die Schweizerische Menschenrechtsinstitution (SMRI) für den Schutz und die Förderung der Grundrechte. Die SMRI hat den Auftrag, die Interessen aller Bevölkerungsgruppen zu vertreten und sich für deren Rechte einzusetzen. Sie kooperiert mit Behörden auf allen staatlichen Ebenen, der Wissenschaft, der Zivilgesellschaft, insbesondere Menschenrechtsorganisationen, und der Wirtschaft. Sie informiert die Öffentlichkeit, Staat, Politik und Wirtschaft über die Menschenrechte. Sie analysiert deren Umsetzung in der Schweiz, weist auf Lücken hin, zeigt Korrektive auf, stösst den Dialog an und bringt sich in den politischen Diskurs ein. Vox Ethica unterstützt die Arbeit dieser Institution ausdrücklich.

    FL / FQ 26.2.2026