Auteur/autrice : Vox Ethica

  • François d’Assise et la question de l’imitation du Christ

    François d’Assise et la question de l’imitation du Christ

    Une rupture qui résonne encore aujourd’hui

    François d’Assise, né vers 1181, fils d’un riche marchand de tissus, rompt radicalement, vers 1206, avec la fortune et le statut social de son père. Il ne s’agit pas d’un retrait du monde, mais d’une nouvelle manière, plus directe, de vivre dans le monde. Vivre dans la pauvreté, à la suite du Christ, au service des lépreux et des pauvres. En 1209, sa petite communauté reçoit l’approbation du pape Innocent III, puis, en 1223, une l’ordre se donne une règle religieuse contraignante. François meurt en 1226, marqué par la maladie et les stigmates.

    Il en résulte l’un des mouvements spirituels les plus fructueux de l’histoire de l’Église. Dans une tension permanente entre l’élan originel, radical de François d’Assise et la nécessité d’apporter une réponse personnelle à cet élan. Que signifie rester fidèle à l’élan fondateur au fil des siècles – et que peut-il signifier aujourd’hui pour ceux et celles qui s’en inspirent ?

    Les multiples voies de l’imitation

    Déjà à l’époque de François et de Claire d’Assise, il apparaît clairement que l’imitation ne peut se réduire à une seule forme : Frères et sœurs, clarisses menant une vie contemplative, tout comme d’autres congrégations œuvrant dans le monde, sans oublier les laïcs qui s’efforcent de vivre une attitude franciscaine. 

    En Suisse aussi, cette diversité s’est manifestée au fil des siècles, depuis les fondations monastiques médiévales jusqu’au mouvement de réforme des capucins, en passant par les grandes congrégations féminines du XIXe siècle. Enseignantes et infirmières, elles exercent leur action bien au-delà du cadre monastique. La vie franciscaine ne se limite ainsi ni à un habit ni à un monastère.

    Aujourd’hui encore, cette diversité questionne les façons de se renouveler dans un contexte en mutation – par exemple là où des communautés se réorganisent ou préservent ensemble leur héritage, au-delà des différents mouvements inspirés par François d’Assise. 

    Ce n’est pas un détail, mais cela touche au cœur même de la question : l’imitation n’a jamais été un état figé, mais un processus de traduction continu.

    Ce qui unit cette diversité, c’est moins une règle commune qu’une orientation partagée. Celui qui suit François n’imite pas simplement des prescriptions individuelles, mais une attitude – pauvreté, service, joie – qui peut être mise en pratique dans des modes de vie très différents. La question n’est donc pas tant de savoir quelle règle s’applique dans un cas particulier, mais plutôt : quel genre de personne est-ce que je veux devenir en m’inspirant de ce modèle ? C’est peut-être là que réside le véritable sens de la diversité franciscaine : non pas une norme unique pour tous, mais un modèle à partir duquel chacun peut élaborer ses propres réponses, différentes mais apparentées.

    Que demande la suite du Christ ?

    Cette question ne trouve pas de réponse facile. Elle ne devient sérieuse que lorsqu’on se l’avoue : une attitude qui ne coûte rien n’est pas encore une imitation, mais seulement une idée de ce qu’elle pourrait être. François d’Assise ne l’a pas affirmé, il l’a vécu. Sa rupture avec la fortune paternelle n’était pas un symbole, mais le prix qu’exigeait sa réponse à cet appel.

    Le théologien protestant Dietrich Bonhoeffer a formulé cette différence des siècles plus tard : entre une grâce qui promet tout sans rien exiger, et une grâce qui engage la personne tout entière. La foi chrétienne se tient précisément dans cette tension : d’une part, la grâce inconditionnelle de Dieu nous est accordée ; d’autre part, suivre le Christ constitue une exigence qui touche notre manière de vivre. Cette exigence est alors aussi éthique : dans notre rapport à nous-mêmes, à autrui et  au monde qui nous entoure. Elle rayonne dans nos décisions quotidiennes, politiques et autres. La grâce reçue et l’exigence se nourrissent mutuellement et se conditionnent l’une l’autre.

    C’est peut-être là, précisément, la question qui traverse les siècles depuis François jusqu’à aujourd’hui, par-delà les habits et les murs des monastères : comment sommes-nous prêts à vivre l’exigence qui découle du don que nous avons reçu ?

    Un dossier consacré à François d’Assise est disponible sur glaubenspiazza.ch.

    FL

  • Franz von Assisi und die Frage der Nachfolge

    Franz von Assisi und die Frage der Nachfolge

    Ein Bruch, der bis heute nachwirkt

    Franz von Assisi, um 1181 als Sohn eines wohlhabenden Tuchhändlers geboren, bricht um 1206 radikal mit väterlichem Vermögen und gesellschaftlichem Status. Das ist kein Rückzug aus der Welt, sondern eine neue, unmittelbare Art, in ihr zu leben – in Armut, in der Nachfolge Christi, im Dienst an Aussätzigen und Armen. 1209 erhält seine kleine Gemeinschaft mündliche Zustimmung von Papst Innozenz III., 1223 eine verbindliche Ordensregel. Franz stirbt 1226, gezeichnet von Krankheit und den Stigmata. 

    Was daraus wird, ist eine der erfolgreichsten Bewegungen der Kirchengeschichte. Es ist eine Geschichte ständiger Spannung zwischen dem ursprünglichen, radikalen Impuls eines Einzelnen und der Notwendigkeit, auf diesem Impuls eine persönliche Antwort zu geben. Was heisst es, einem solchen Ursprungsimpuls über die Jahrhunderte hinweg treu zu bleiben – und was heisst es heute?

    Viele Wege der Nachfolge

    Schon zu Lebzeiten von Franz und Klara von Assisi zeigt sich: Nachfolge lässt sich nicht in eine einzige Form giessen. Brüder und Schwestern, kontemplativ lebende Klarissen ebenso wie in der Welt wirkende Kongregationen, und nicht zuletzt Laien, die versuchen eine franziskanische Grundhaltung konkret zu leben. Auch in der Schweiz hat sich diese Vielfalt über die Jahrhunderte niedergeschlagen, von mittelalterlichen Klostergründungen über die Reformbewegung der Kapuziner bis zu den grossen Frauenkongregationen des 19. Jahrhunderts, die als Lehrerinnen und Krankenpflegerinnen weit über den Klosterkontext hinaus wirken. Bezeichnend ist: Franziskanisches Leben ist auf keine Kutte oder ein Kloster beschränkt. 

    Auch heute steht diese Vielfalt vor der Frage, wie sie sich unter veränderten Bedingungen erneuert – etwa dort, wo sich Gemeinschaften neu organisieren oder ihr Erbe gemeinsam, über die einzelnen Zweige hinweg, sichern. Das ist keine Fussnote, sondern gehört zum Kern der Sache: Nachfolge war nie ein fixierter Zustand, sondern ein fortlaufender Übersetzungsprozess.

    Was diese Vielfalt eint, ist weniger eine gemeinsame Regel als eine gemeinsame Ausrichtung. Wer Franz nachfolgt, ahmt nicht in erster Linie einzelne Vorschriften nach, sondern eine Haltung – Armut, Dienst, Freude –, die sich in ganz unterschiedlichen Lebensformen einüben lässt. Die Frage lautet dann weniger, welche Regel im Einzelfall gilt, als: Was für ein Mensch will ich werden, wenn ich mich an diesem Vorbild orientiere? Darin liegt vielleicht die eigentliche Pointe der franziskanischen Vielfalt: kein Masstab für alle, sondern ein Vorbild, an dem sich je eigene, aber verwandte Antworten einüben lassen.

    Was fordert Nachfolge?

    Diese Frage lässt sich nicht bequem beantworten. Sie wird erst ernst, wenn man sich eingesteht: Eine Haltung, die nichts kostet, ist noch keine Nachfolge: nur eine Idee davon. Franz von Assisi hat das nicht behauptet, sondern gelebt. Sein Bruch mit dem väterlichen Vermögen war kein Symbol, sondern der Preis, den seine Antwort auf den Ruf forderte.

    Der evangelische Theologe Dietrich Bonhoeffer hat diesen Unterschied Jahrhunderte später auf den Punkt gebracht: zwischen einer Gnade, die alles verspricht und nichts verlangt, und einer, die einen ganzen Menschen beansprucht. In dieser Spannung befindet sich der christliche Glaube: Einerseits wird uns die bedingungslose Gnade Gottes zugesprochen. Anderseits ist Nachfolge Jesu ein Anspruch, der unsere Lebensführung betrifft. Dieser Anspruch ist dann auch ethisch: in unserem Verhältnis zu uns, den Mitmenschen und der Umwelt. Er strahlt in unsere alltäglichen, politischen und sonstigen Lebensentscheidungen. Zuspruch und Anspruch nähren sich gegenseitig und bedingen einander.

    Vielleicht ist genau das die Frage, die von Franz bis heute reicht, über alle Kutten und Klostermauern hinweg: Wie viel Anspruch sind wir bereit, aus dem erfahrenen Zuspruch heraus zu leben? 


    Ein Dossier mit weiteren Impulsen zu Franz von Assisi findet sich auf glaubenspiazza.ch.  

    FL

  • Solution à deux États : un engagement de longue date du Saint Siège pour la paix

    Solution à deux États : un engagement de longue date du Saint Siège pour la paix

    Dimanche 16 août 2026, lors de l’angélus à Castel Gandolfo, le pape Léon XIV a instamment appelé la communauté internationale à s’engager pour une solution à deux États dans le conflit du Proche-Orient, seule voie selon lui vers une paix juste et durable. Il avait auparavant condamné les exactions et les violences commises contre les Palestiniens par des colons israéliens en Cisjordanie, et a demandé une accélération de la mise en œuvre de ce projet formulé dès 1947.

    Dès 1948, Pie XII appelait déjà à un ordre garantissant la sécurité en Terre sainte. En 1967, Paul VI évoquait pour la première fois les droits légitimes du peuple palestinien.

    À partir des années 1980, la solution à deux Etats est devenue la pierre angulaire de la politique vaticane au Proche-Orient. Puis, en 1984, dans « Redemptionis anno », Jean-Paul II articulait le besoin de sécurité d’Israël au droit à une patrie du peuple palestinien. Benoît XVI a réaffirmé cette même ligne à Bethléem en 2009. Sous François, elle a été consolidée diplomatiquement en 2015, avec la reconnaissance officielle de l’État de Palestine par le Saint-Siège.

    Léon XIV s’inscrit dans cet héritage : dès janvier 2026, devant le Corps diplomatique, il avait déjà désigné la solution à deux États comme la seule perspective institutionnelle répondant aux aspirations légitimes des deux peuples. Pour le Saint-Siège, malgré le blocage politique et la tragédie humanitaire persistante, la solution à deux Etats demeure ainsi l’unique chemin vers une paix juste entre Israël et la Palestine.

    Un éclairage historique complet est disponible sur Vatican News : https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-08/pape-saint-siege-israel-palestine-deux-etats.html

    FL

  • Zwei-Staaten-Lösung: Der Heilige Stuhl und sein langjähriges Friedensengagement

    Zwei-Staaten-Lösung: Der Heilige Stuhl und sein langjähriges Friedensengagement

    Am Sonntag, 16. August 2026, hat Papst Leo XIV. beim Angelusgebet in Castel Gandolfo die internationale Gemeinschaft eindringlich aufgefordert, sich für eine Zwei-Staaten-Lösung im Nahostkonflikt einzusetzen, um einen gerechten und dauerhaften Frieden zu ermöglichen. Zuvor hatte er die Übergriffe und die Gewalt gegen Palästinenser durch israelische Siedler im Westjordanland verurteilt und eine Beschleunigung der Umsetzung dieses seit 1947 verfolgten Projekts gefordert.

    Der Appell steht in einer fast achtzig Jahre alten diplomatischen Tradition des Heiligen Stuhls. Was 1947 als Forderung nach einer Internationalisierung der heiligen Stätten Jerusalems begann, entwickelte sich seit den 1980er-Jahren zum Grundpfeiler der vatikanischen Nahostpolitik: Bereits Pius XII. mahnte 1948 eine geordnete Lösung für das Heilige Land an, Paul VI. sprach 1967 erstmals von den legitimen Rechten des palästinensischen Volkes, und Johannes Paul II. verband 1984 in « Redemptionis anno » das Sicherheitsbedürfnis Israels mit dem palästinensischen Recht auf eine eigene Heimat. Benedikt XVI. bekräftigte 2009 in Bethlehem dieselbe Linie, und unter Franziskus wurde sie 2015 mit der völkerrechtlichen Anerkennung Palästinas als Staat diplomatisch untermauert.

    Leo XIV. knüpft an dieses Erbe an: Bereits im Januar 2026 hatte er vor dem Diplomatischen Korps die Zwei-Staaten-Lösung als einzige tragfähige institutionelle Perspektive bezeichnet, die den Anliegen beider Völker gerecht werde. Aus Sicht des Heiligen Stuhls bleibt sie damit trotz politischer Blockaden und anhaltender humanitärer Tragödie der einzige Weg zu einem gerechten Frieden zwischen Israel und Palästina.

    Eine ausführliche historische Einordnung findet sich bei Vatican News: https://www.vaticannews.va/de/papst/news/2026-08/zwei-volker-zwei-staaten-position-der-papste-heiliges-land.html

  • Multinationales responsables : pourquoi Vox Ethica prend position sur le contre-projet

    Multinationales responsables : pourquoi Vox Ethica prend position sur le contre-projet

    L’Église catholique s’engage depuis des décennies pour le respect des droits humains. Depuis l’encyclique Laudato si’ , la protection de l’environnement et la lutte contre les conséquences du changement climatique comptent également parmi ses préoccupations majeures. Un monde où chaque être humain peut réaliser son potentiel est une tâche qui concerne l’ensemble de la société: qui incombe à tous les acteurs sociaux, et non au seul État.

    Cette conviction n’est pas simplement une position ecclésiale, que l’on pourrait tout aussi bien fonder autrement. Elle plonge ses racines dans la vision biblique de l’être humain et du monde.

    L’être humain comme « image de Dieu ». Au commencement de la Bible se trouve l’affirmation que l’être humain est créé à l’image de Dieu – chaque être humain, sans exception (Gn 1,26–27). C’est de cette ressemblance divine que la tradition chrétienne tire la dignité inaliénable de toute personne, une dignité qui ne peut être subordonnée à aucune opportunité économique ou politique. Là où les chaînes d’approvisionnement plongent des personnes dans la pauvreté, l’exploitation ou le déplacement forcé, c’est cette ressemblance divine elle-même qui est atteinte.

    La création comme bien confié. Le même récit de la création confie à l’être humain la tâche de « cultiver et de garder » le jardin (Gn 2,15). Il s’agit d’un mandat de soin, non d’exploitation sans égard. Le pape François a repris cette idée dans Laudato si’, rappelant que la terre ne nous appartient pas, mais nous est confiée. Dans cette perspective, la destruction de l’environnement n’est pas un dommage collatéral de l’activité économique, mais une violation d’un mandat originel.

    La tradition prophétique. Toute la Bible est traversée par une voix dérangeante : celle des prophètes, qui condamnent sévèrement l’exploitation économique. Amos, par exemple, dénonce ceux qui « vendent le pauvre pour une paire de sandales » (Am 2,6). Pour la tradition prophétique, le profit économique réalisé au détriment des plus faibles n’est pas un simple écart de conduite, mais une trahison de l’alliance avec Dieu. Cette voix nous interpelle encore aujourd’hui : une liberté économique qui ignore les plus vulnérables tout au long des chaînes d’approvisionnement mondiales s’inscrit dans une longue série de pratiques condamnées par la Bible.

    Dieu aux côtés des plus vulnérables. Enfin, la venue même de Dieu dans le monde – l’incarnation – manifeste une attention durable envers les petits et les vulnérables. Cette logique de solidarité « par le bas » constitue la raison théologique la plus profonde pour laquelle l’engagement ecclésial ne se satisfait pas de déclarations d’intention bien formulées, mais insiste sur des mécanismes de protection efficaces et opposables en justice pour les personnes réellement concernées.

    C’est sur ce fondement biblique et théologique que la doctrine sociale de l’Église a développé ses principes, traduisant ces intuitions en principes. Le principe du bien commun, par exemple, ne s’applique pas seulement à l’action de l’État, mais engage tout autant les acteurs économiques privés : la liberté d’entreprendre n’est pas une fin en soi, mais doit s’orienter – précisément en vertu de cette ressemblance divine partagée par tous les êtres humains – vers la contribution au bien de tous.

    Qu’en découle-t-il concrètement ? De l’articulation de deux autres principes fondamentaux (la subsidiarité et la solidarité ) découle l’exigence d’obligations de diligence contraignantes, et non simplement volontaires, pour les entreprises. La subsidiarité ne signifie en effet pas que l’État doive se tenir le plus possible à l’écart, mais l’oblige au contraire à intervenir dès lors que l’échelon inférieur – ici : l’engagement volontaire des entreprises – ne remplit manifestement pas sa mission de protection. La dimension mondiale de la solidarité, que l’Église souligne depuis Populorum Progressio, exige qu’à une activité économique internationale corresponde également une responsabilité juridique internationale. Une responsabilité qui découle en définitive de la conviction que tous les êtres humains, où qu’ils vivent, partagent la même dignité.

    C’est à partir de ces réflexions que Vox Ethica a décidé de s’engager, par cette prise de position, dans la consultation relative au contre-projet indirect à l’initiative populaire « Pour des multinationales responsables – afin de protéger l’être humain et l’environnement ».

    Vox Ethica salue par principe toutes les démarches qui favorisent une meilleure protection de l’être humain et de l’environnement face aux conséquences de l’activité humaine. Dans sa prise de position, Vox Ethica montre toutefois aussi les points sur lesquels le projet actuel devrait, à son avis, encore être amélioré.

    FL. 24.07.2026

  • Warum sich Vox Ethica in die Vernehmlassung zur Konzernverantwortung einbringt

    Warum sich Vox Ethica in die Vernehmlassung zur Konzernverantwortung einbringt

    Die katholische Kirche setzt sich seit Jahrzehnten für die Einhaltung der Menschenrechte ein. Spätestens seit der Enzyklika Laudato si’ gehören auch der Schutz der Umwelt und die Bekämpfung des Klimawandels zu ihren Anliegen. Dahinter steht eine einfache Überzeugung: Eine Welt, in der alle Menschen ihr Potential entfalten können, ist eine gesamtgesellschaftliche Aufgabe – eine Aufgabe, die alle gesellschaftlichen Akteure betrifft, nicht nur den Staat.

    Diese Überzeugung ist nicht einfach eine kirchenpolitische Position, die man auch anders begründen könnte. Sie wurzelt tief im biblischen Menschen- und Weltbild selbst.

    Der Mensch als Bild Gottes. Am Anfang der Bibel steht der Satz, dass der Mensch als Abbild Gottes geschaffen ist – jeder Mensch, ohne Ausnahme (Gen 1,26–27). Aus dieser Ebenbildlichkeit leitet die christliche Tradition die unveräusserliche Würde jedes Menschen ab, die keiner wirtschaftlichen oder politischen Zweckmässigkeit untergeordnet werden darf. Wo Lieferketten Menschen in Armut, Ausbeutung oder Vertreibung treiben, wird an dieser Ebenbildlichkeit selbst Schaden angerichtet – nicht nur an einer abstrakten Rechtsnorm.

    Die Schöpfung als anvertrautes Gut. Derselbe Schöpfungsbericht spricht dem Menschen die Aufgabe zu, den Garten zu « bebauen und zu bewahren » (Gen 2,15) – ein Auftrag zur Pflege, nicht zur rücksichtslosen Nutzung. Papst Franziskus hat diesen Gedanken in Laudato si’ aufgenommen und daran erinnert, dass die Erde uns nicht gehört, sondern uns anvertraut ist. Umweltzerstörung ist aus dieser Warte kein Kollateralschaden wirtschaftlichen Handelns, sondern ein Verstoss gegen einen ursprünglichen Auftrag.

    Die prophetische Tradition. Durch die ganze Bibel zieht sich zudem eine unbequeme Stimme: die der Propheten, die wirtschaftliche Ausbeutung scharf verurteilen. Amos etwa prangert jene an, die « die Armen um ein Paar Schuhe verkaufen » (Am 2,6) – wirtschaftlicher Gewinn auf Kosten der Schwächsten ist für die prophetische Tradition kein Kavaliersdelikt, sondern ein Verrat am Bund. Diese Stimme mahnt auch heute: Wirtschaftliche Freiheit, die die Verwundbarsten entlang globaler Lieferketten übersieht, steht in einer langen Reihe biblisch verurteilter Praktiken.

    Gott an der Seite der Verwundbaren. Schliesslich zeigt sich im Kommen Gottes selbst in die Welt – in der Menschwerdung – eine bleibende Zuwendung zu den Geringen und Verletzlichen. Diese Logik der Solidarität « von unten » ist der tiefste theologische Grund dafür, dass sich kirchliches Engagement nicht mit wohlklingenden Absichtserklärungen zufriedengibt, sondern auf wirksame, einklagbare Schutzmechanismen für die tatsächlich Betroffenen drängt.

    Aus diesem biblisch-theologischen Fundament hat die katholische Soziallehre ihre Prinzipien entwickelt, mit denen sie diese Einsichten auf gesellschaftliche und rechtliche Fragen übersetzt. Das Prinzip des Gemeinwohls etwa bindet nicht nur staatliches Handeln, sondern ebenso private wirtschaftliche Akteure: Unternehmerische Freiheit ist kein Selbstzweck, sondern hat sich – ganz im Sinne der Ebenbildlichkeit aller Menschen – am Beitrag zum Wohl aller zu orientieren.

    Was folgt daraus konkret? Aus dem Zusammenspiel zweier weiterer Grundprinzipien – Subsidiarität und Solidarität – ergibt sich für uns die Forderung nach verbindlichen statt bloss freiwilligen Sorgfaltspflichten für Unternehmen. Subsidiarität bedeutet nämlich nicht, dass sich der Staat möglichst heraushält, sondern verpflichtet ihn zum Handeln, sobald die untere Ebene – hier: die freiwillige Selbstverpflichtung der Unternehmen – ihren Schutzauftrag nachweislich nicht erfüllt. Und die globale Dimension der Solidarität, wie sie die Kirche seit Populorum Progressio betont, verlangt, dass grenzüberschreitendem wirtschaftlichem Handeln auch grenzüberschreitende rechtliche Verantwortung entspricht – eine Verantwortung, die letztlich aus der Einsicht folgt, dass alle Menschen, gleich wo sie leben, dieselbe Würde teilen.

    Aus diesen Überlegungen heraus hat sich Vox Ethica entschieden, sich mit einer eigenen Stellungnahme in die Vernehmlassung zum indirekten Gegenvorschlag zur Volksinitiative «Für verantwortungsvolle Grossunternehmen – zum Schutz von Mensch und Umwelt» einzubringen.

    Vox Ethica begrüsst grundsätzlich alle Bestrebungen, die einen grösseren Schutz von Mensch und Umwelt vor den Auswirkungen menschlichen – hier im Speziellen wirtschaftlichen – Handelns fördern. In unserer Stellungnahme zeigen wir aber auch auf, wo der vorliegende Entwurf aus unserer Sicht noch nachgebessert werden sollte.

    FL. 24.07.2026

  • Nationale Tagung zur Integralen Ökologie in Fribourg

    Nationale Tagung zur Integralen Ökologie in Fribourg

    Am 23. Juni 2026 versammelte Vox Ethica Engagierte aus allen Sprachregionen und Bistümern der Schweiz zu einer ersten nationalen Tagung zum Thema Integrale Ökologie in Freiburg. Ziel war es, kirchlich Engagierte im Bereich der integralen Ökologie über Sprach- und Bistumsgrenzen hinweg zu vernetzen und ihnen Raum zu geben, sich zu begegnen sowie ihre Projekte und Anliegen zu teilen. 

    Eröffnung 

    Josef Stübi, Weihbischof von Basel, eröffnete den Tag mit einem persönlichen Zeugnis aus seiner Kindheit, in der das bäuerliche Leben noch stark von Religiosität und Naturverbundenheit geprägt war. Er erinnerte daran, dass das Verstehen der Natur als Schöpfung – als heiliges Geschenk – unsere Beziehung zu ihr von Grund auf verändert und uns zu tiefem Respekt vor der Schöpfung verpflichtet. 

    Transformativer Wandel 

    Dorothea Hug Peter, Biologin im Bereich transformativer Wandel und Erhaltung der Biodiversität (biodiversitaet.scnat.ch), führte in die zentralen Elemente des transformativen Wandels ein. In einem praxisorientierten Format arbeiteten die Teilnehmenden mit einem eigens entwickelten Kartenset daran, wie ökologische Dimensionen ganzheitlich in lokale kirchliche Projekte integriert werden können. 

    Spiritualität und Schöpfungstheologie 

    Der Theologe Michel Maxime Egger (trilogies.org) beleuchtete die spirituellen Dimensionen unserer Beziehung zur Schöpfung, ausgehend von Laudato si’ und der orthodoxen Theologie. Er betonte, dass der Schutz der Schöpfung kein Randthema christlicher Existenz ist, sondern ein zentrales Anliegen. Nachhaltiger Wandel erfordert eine innere Umkehr – getragen von echter Liebe zur Schöpfung und nicht bloss von Pflichtgefühl oder äusserem Konformismus. Im Anschluss an Patriarch Bartholomäus I. rief er zur individuellen und kollektiven Metanoia und zur Erneuerung unserer Denkparadigmen auf. 

    Projektpräsentationen 

    Ökumenisches Netzwerk Ecoéglise (Westschweiz) 

    Lara Florine Schmid präsentierte das ökumenische Netzwerk Ecoéglise (ecoeglise.ch). Das Netzwerk umfasst Pfarreien und Glaubensgemeinschaften aus der ganzen Romandie und bietet Austausch, Ökodiagnose-Tools, Reflexionsmaterial sowie einen gemeinsamen Kalender mit Online-Ressourcen. Der jährliche Netzwerktag findet am 3. Oktober 2026 in Lausanne statt. 

    Bischofsrat für Ökologie, Diözese Lausanne-Genf-Freiburg-Neuenburg 

    Roberto de Col stellte die Schwerpunkte des Bischofsrat Ökologie des Bistum LGF vor (diocese-lgf.ch). Die sieben Handlungsfelder – Gottesdienst und Bildung, Infrastruktur, solidarisches und ethisches Engagement, Konsum (inkl. Mobilität), Finanzen und Biodiversität – decken die verschiedenen Beziehungsdimensionen ab: zu Gott, zu sich selbst, zu anderen und zum Lebendigen. 

    Kantonaler Rat der katholischen Kirche Waadt 

    Lucia Castro Navia stellte das Projekt des Kantonalen Rats der katholischen Kirche im Kanton Waadt vor (cath-vd.ch). Im Geist der Synodalität soll gemeinsam reflektiert werden, wie die Prinzipien der integralen Ökologie in den Pfarreien des Kantons verankert werden können. 2026 finden vier Treffen mit je über 30 eingeladenen Laien, Ordensleuten und Freiwilligen statt. Präsentiert wurde auch die Bewegung Détox la terre (detoxlaterre.ch), die einen wachstumskritischen Konsum fördern möchte. 

    Oeku Kirche und Umwelt 

    Olivier Ottet präsentierte die Projekte und das umfangreiche Material von oeku, Kirche und Umwelt (oeku.ch). Das Netzwerk feiert dieses Jahr sein 40-jähriges Jubiläum. Vorgestellt wurden auch die verschiedenen Zertifizierungen, darunter der Grüne Güggel. 

    Laudato si’-Garten, Diözese Lugano 

    Corinne Zaugg von der Unione femminile cattolica ticinese berichtete über die Entstehungsgeschichte des Laudato si’-gartens im Kreuzgang von San Giuseppe in der Diözese Lugano (ufct.ch). Sie schilderte die gemeinschaftsbildenden Aktivitäten rund um den Garten, der am 6. September 2026 eingeweiht wird. 

    Nachhaltigkeitsmodell der Kirche im Kanton Zürich 

    Markus Staudinger, Nachhaltigkeitsbeauftragter der Katholischen Kirche im Kanton Zürich (zhkath.ch), stellte das Zürcher Modell vor, das in drei Schritten strukturiert ist: Nachhaltigkeitsverankerung im grossen Massstab (partizipative Strategie 2021 und Strategische Ziel der Synode), konkrete Umsetzung in sieben Handlungsfeldern (Biodiversität, Ökospiritualität, Energie, Abfall, Konsum, Finanzen, Mobilität sowie drei Querschnittsbereiche: Kommunikation, Engagement, Kooperation). Als Erfolgsbedingungen von Wandel nannte er das zentrale Prinzip: Beziehung vor Fachberatung. Bis 2027 soll jede Pfarrei besucht werden. Greifbares Ergebnis: −36,6 % CO₂-Emissionen seit 2019. 

    Schöpfungszeit, Kanton Freiburg 

    Adrian Craciun vom Bildungsdienst der katholischen Kirche im Kanton Freiburg (cath-fr.ch) präsentierte die vielfältigen Aktivitäten rund um die Schöpfungszeit in den Pfarreien sowie ein Projekt für ein Liturgisches Begleitheft zum Thema Schöpfung, das die Integration dieses Themas in Gottesdienste erleichtern soll. 

    Ausblick und Nächste Schritte 

    Die Tagung brachte 26 Engagierte aus allen Regionen und Bistümern der Schweiz zusammen. Zum Abschluss wurden Wünsche und Ideen zur Weiterentwicklung des Netzwerks gesammelt: 

    • Das Prinzip eines jährlichen Präsenztags wird beibehalten. 
    • Der Vernetzungstag 2027 könnte Besuche von Pfarreien oder Gemeinschaften umfassen, die sich für den ökologischen Wandel engagieren. 
    • Eine stärkere ökumenische Öffnung des Netzwerks wird angestrebt. 
    • Zukünftige Tagungen sollen stärker auf die laufenden Projekte der Teilnehmenden ausgerichtet sein. 
    • Ein spiritueller Akzent könnte eingebaut werden, allenfalls in Verbindung mit dem nationalen Schöpfungsfest (4. Oktober 2026). 
    • Ergänzende Online-Formate (z. B. Zoom) können erwogen werden, um auch jene einzubeziehen, die nicht am ersten Tahung teilnehmen konnten, und um die Tagung  2027 vorzubereiten. 
    • Der Austausch von Dokumenten und Veranstaltungshinweisen zwischen den Mitgliedern wird über ein gemeinsames Padlet weitergeführt. 

    Interessierte am Netzwerk können sich gerne melden: info@voxethica.ch 

  • Journée sur l’écologie intégrale à Fribourg

    Journée sur l’écologie intégrale à Fribourg

    Cette première journée nationale a été organisée par Vox Ethica (Florian Lüthi et Florence Quinche) le 23 juin 2026 à Fribourg. Elle a rassemblé différent·e·s acteur·e·s de l’Eglise catholique et d’organisations œcuméniques autour des projets menés sur l’Ecologie intégrale. Les objectifs de la journée visaient à identifier les acteurs des différentes régions de l’Eglise catholique suisse intéressé.e.s par l’écologie intégrale tout en leur permettant de se rencontrer et d’échanger sur leurs projets et besoins respectifs.

    Josef Stübi, évêque auxiliaire de Bâle a ouvert la journée avec un témoignage tiré de son enfance où le lien du monde paysan à la nature était encore fortement teinté de religiosité et de respect. Il nous a rappelé que penser la nature comme une Création, c’est-à-dire la percevoir comme un don sacré, transforme radicalement notre rapport à la nature et nous en impose un profond respect.

    L’introduction de la journée a été faite par une scientifique spécialiste du changement transformatif et de la préservation de la biodiversité Dorothea Hug Peter (https://biodiversitaet.scnat.ch/). Elle a explicité les éléments clés de la notion de changement transformatif et également proposé d’expérimenter la réflexion sur la création de projets d’écologie intégrale en Eglise, à partir d’exemples de cas pratiques. Les participant.e.s ont donc réfléchi avec un jeu de cartes créé à cet effet, sur comment intégrer les dimensions écologiques (préservations de la nature, mais aussi la prise en compte des valeurs sociales) dans des projets locaux.

    L’importance des aspects spirituels de notre lien à la Création a été mise en évidence par le théologien Michel Maxime Egger (https://trilogies.org/) , qui a proposé une réflexion à partir de Laudato si’ et de la théologie orthodoxe. Il a notamment rappelé que la protection de la Création n’est pas un aspect secondaire de la foi chrétienne, mais un élément central qui ne peut être marginalisé. Il a expliqué ainsi l’importance d’une conversion intérieure de chacun, afin que le changement soit porté par un réel amour de la Création et pas simplement par un sentiment de devoir ou un conformisme extérieur. Son appel à la prise de conscience des causes humaines de la crise écologique résonne avec celui de notre pouvoir de changer les choses. Nos paradigmes de pensée sont ainsi à renouveler, pour qu’un changement profond de la société puisse avoir lieu. En référence au Patriarche Bartholomée 1er, il évoque une métanoïa individuelle et collective.

    Le réseau œcuménique suisse-romand Ecoéglise (https://ecoeglise.ch/ ) a été présenté par Lara Florine Schmid. Cette association rassemble des paroisses et communautés de croyants de toute la Suisse romande. Elle propose notamment des échanges, des outils d’écodiagnostic, du matériel de réflexion et un calendrier partagé et du partage de ressources en ligne (activités, textes pour les célébrations et l’enseignement). Le 3.10.2026 aura lieu à Lausanne la journée annuelle du réseau.

    Roberto de Col a explicité les axes principaux du Conseil épiscopal sur l’Ecologie du Diocèse Lausanne, Genève, Fribourg et Neuchâtel (https://diocese-lgf.ch/conseil-episcopal-ecologie/ ). Les domaines d’action identifiés sont : les célébrations et l’enseignement, les infrastructures, l’engagement solidaire et éthique, la consommation (dont la mobilité), les finances et la biodiversité. Ces axes couvrent différents types de relations : à Dieu, à soi, aux autres et au vivant.

    Le projet de Conseil cantonal de l’Eglise catholique du canton de Vaud (https://www.cath-vd.ch/justice-ecologique-sociale/) a été détaillé par Lucia Castro Navia. Ce Conseil vise, dans un esprit de synodalité, à favoriser une réflexion commune autour de l’intégration des principes d’écologie intégrale dans les paroisses du canton de Vaud. En 2026, 4 rencontres auront lieu, avec plus de 30 personnes invitées, laïques, religieux et bénévoles. Cet espace de discussion ouvert vise à échanger sur la façon de faire vivre l’écologie concrètement dans l’Eglise. Le mouvement et matériel Détox la terre (https://detoxlaterre.ch/), destiné à favoriser une approche décroissante de la consommation, a également été présenté.

    Les projets et le riche matériel d’Oeku, Eglises pour l’environnement, qui fête cette année son jubilé des 40 ans (https://oeku.ch), ont été détaillés par Olivier Ottet. Les différentes certifications (Coq vert) ont aussi été présentées.

    Corinne Zaugg de l’Union féminine catholique tessinoise a relaté les étapes et le processus de création d’un jardin communautaire Laudato si’ dans le cloître de San Giuseppe du diocèse de Lugano (https://ufct.ch/giardino-laudato-si/) ainsi que les activités génératrices de liens organisées autour du jardin. Ce jardin sera inauguré le 6 septembre 2026.

    Le chargé de durabilité (Nachhaltigkeitsbeauftragter) de l’Église catholique du canton de Zurich, Markus Staudinger, a présenté le modèle zurichois de développement durable ecclésial, structuré en trois temps : comment ancrer la durabilité à grande échelle (stratégie participative en 2021), comment produire des effets concrets (via sept champs d’action : biodiversité, écospiritualité, énergie, déchets, consommation, finances et mobilité, complétés par trois champs transversaux : communication, engagement, coopération et partenariats), et ce qui favorise réellement le changement. Ce dernier point repose sur un principe central : la relation passe avant le conseil technique. Un modèle en deux étapes (visite et prise de contact d’abord, conseil ensuite) vise à entrer en relation avec chaque paroisse d’ici 2027, car la confiance est la condition de l’engagement. Résultat tangible à ce jour : −36,6 % d’émissions CO₂ depuis 2019. https://www.zhkath.ch/engagement/oekologie-und-nachhaltigkeit

    Adrian Craciun du Service formations de l’Eglise catholique dans le canton de Fribourg a présenté les nombreuses activités de la Saison de la création proposées par les paroisses ainsi qu’un projet de Guide liturgique sur le thème de la Création. Les textes et commentaires de ce guide ont pour objectif de faciliter l’intégration de ce thème dans les célébrations.https://www.cath-fr.ch/sengager-dans-la-societe/eglise-et-ecologie/ecologie-chez-nous/temps-pour-la-creation/

    La journée a rassemblé 26 acteurs de toutes les régions et diocèses de Suisse et a permis de riches échanges. Elle s’est conclue sur la mise en commun de souhaits et d’idées pour la suite du réseau. Le principe d’une journée annuelle en présentiel a été maintenu. La journée de 2027 pourrait comprendre la visite de projets de paroisses ou de communautés engagées dans la transformation écologique.

    L’ouverture à davantage d’œcuménisme serait également intéressante pour ce type de réseau. L’idée est aussi de travailler durant la journée sur les projets en cours des participant·e·s. Un accent sur la spiritualité pourrait également être intégré dans ces journées, peut-être en lien avec la célébration nationale de la création.

    Une partie des activités du réseau pourrait également avoir lieu en ligne, notamment par une rencontre Zoom, pour celles et ceux qui n’ont pas pu participer à la première rencontre et pour préparer celle de 2027. Le partage des documents et événements entre les membres du réseau va continuer en ligne au moyen d’un Padlet participatif.

    Les personnes intéressées à rejoindre le réseau sont invitées à nous contacter : Vox Ethica : info@voxethica.ch

  • Zivildienst – Ein Dienst am Land

    Zivildienst – Ein Dienst am Land

    Was bedeutet es eigentlich, dem eigenen Land zu dienen? Geht es dabei um Pflichtbewusstsein, Patriotismus oder das Engagement für das Gemeinwohl?

    In dieser Episode von Radio-einFluss (dem Podcast von «ethik22») steht genau dieses vielschichtige Thema im Fokus. Zu Gast bei Thomas Wallimann-Sasaki ist Florian Lüthi von Vox ethica. Im Vorfeld der anstehenden eidgenössischen Abstimmung über die Reform des Zivildienstgesetzes geht es darum, wie der Zivildienst das Gemeinwohl stärkt und welchen Beitrag er zum positiven Frieden leistet.

    https://www.podbean.com/ew/pb-nz3ky-1ad2be0

  • Stellungnahme zur Initiative ‘Keine 10-Millionen-Schweiz!’

    Stellungnahme zur Initiative ‘Keine 10-Millionen-Schweiz!’

    Argumentarium von Vox Ethica

    „Ich war fremd und obdachlos und ihr habt mich aufgenommen […]. Amen, ich sage euch: Was ihr einem dieser meiner geringsten Brüder getan habt, das habt ihr mir getan.“(Mt 25,35.40, EU 2016)

    Am 14. Juni 2026 stimmt das Schweizer Stimmvolk über die Volksinitiative ‘Keine 10-Millionen-Schweiz!’ ab. Die Initiative will eine verbindliche Bevölkerungsobergrenze in der Bundesverfassung verankern. Vox Ethica bringt sich gestützt auf die biblische Tradition und die Katholische Soziallehre in die Debatte ein. Beide Quellen betonen übereinstimmend die Bedeutung der Aufnahme von Fremden.

    Diese Initiative bietet keine angemessenen und realistischen Lösungen für sehr unterschiedliche Probleme. Diese Themen erfordern präzise und massgeschneiderte Antworten. Die zahlreichen Herausforderungen und Veränderungen der heutigen Gesellschaft können nicht allein durch die Brille der Migration betrachtet werden. Diese Art von Diskurs fördert die Gleichsetzung von ‘Ausländerinnen und Ausländern’ mit ‘Problemen’. Solche Vereinfachungen sind gefährlich, da sie ein verzerrtes Bild der Realität vermitteln.

    Die Bedenken bezüglich Infrastruktur, Wohnraum und Raumplanung sind berechtigt und verdienen ernsthafte Antworten. Das Schweizer Staatsgebiet ist tatsächlich nicht unbegrenzt nutzbar. Damit verbunden sind eine Vielzahl von Herausforderungen: Wohnraumverteilung, Mobilitäts- und Produktionsweisen, Städtebau, Konsum, wirtschaftliche Gerechtigkeit. Die Antwort auf diese komplexen Fragen auf eine Einwanderungsobergrenze zu reduzieren, ist sowohl ein Analysefehler als auch eine Verlagerung der Verantwortung.

    Ökologische Vision im Katholizismus

    Die integrale Ökologie im Sinne von Laudato si’ berücksichtigt menschliche, ökologische und wirtschaftliche Aspekte. Die ökologische Krise, in der wir uns befinden, ist nicht durch die Einwanderung verursacht, sondern der massiven Ausbeutung der natürlichen Ressourcen geschuldet. Die Achtung der Schöpfung ist keine nebensächliche Frage und muss ernst genommen werden. Der Mensch ist nicht Eigentümer der Schöpfung, sondern ihr Hüter. Die Enzyklika Laudato si’ lädt uns ein, unser Konsumverhalten und unser Verhältnis zur Natur zu überdenken. Dabei gilt es, die Menschen zu achten, besonders die Verletzlichsten.

    „Alles ist miteinander verbunden. Darum ist eine Sorge für die Umwelt gefordert, die mit einer echten Liebe zu den Menschen und einem ständigen Engagementangesichts der Probleme der Gesellschaft verbunden ist.“ Laudato si’, 91

    „Die Schuld dem Bevölkerungszuwachs und nicht dem extremen und selektiven Konsumverhalten einiger anzulasten, ist eine Art, sich den Problemen nicht zu stellen.“ Laudato si’, 50

    Die Aufnahme des Fremden als biblisches Motiv

    Von der Berufung Abrahams (Gen 12,1) bis zur Flucht der Heiligen Familie nach Ägypten (Mt 2,13–15), über die Sklaverei und den Exodus hinweg: die Heilsgeschichte ist eine Geschichte der Migration. Dieses Gedächtnis ist nicht beliebig. Es begründet ein ethisches Gebot, das im Ersten Testament seinen Niederschlag gefunden hat: „Wenn ein Fremder bei euch in eurem Land als Fremder lebt, sollt ihr ihn nicht unterdrücken. Der Fremde, der sich bei euch aufhält, soll euch wie ein Einheimischer gelten und du sollst ihn lieben wie dich selbst; denn ihr seid selbst Fremde in Ägypten gewesen. […]“ (Lev 19,33–34). Wir sind aufgerufen, Gott nachzuahmen und dies durch unsere Taten zu zeigen (Imitatio Dei): „Er [Gott] liebt die Fremden“ (Dtn 10,18). Das Volk Gottes ist ein Volk, das sich erinnert, fremd gewesen zu sein, und das aus dieser Erinnerung seine Ethik der Gastfreundschaft und Aufnahme schöpft.

    Das Neue Testament spitzt diese Perspektive zu, indem Christus selbst sich mit dem Fremden identifiziert und solidarisiert: „Ich war fremd und obdachlos und ihr habt mich aufgenommen“ (Mt 25,35).

    Solidarität : ein zentraler christlicher Wert

    Solidarität ist ein Grundpfeiler der katholischen Soziallehre. Diese gilt nicht nur gegenüber Nahestehenden oder Familienangehörigen, sondern gegenüber jeder Person. Das Christentum postuliert eine universale Ethik, in der jede Person mein Nächster bzw. meine Nächste ist, unabhängig von Staatsangehörigkeit, Status, Kultur oder Herkunft. Solidarität gilt nicht nur meinen Mitbürgerinnen und Mitbürgern, sondern jedem Menschen, besonders den Verletzlichsten, Schwächsten und Ärmsten. Das Recht auf Asyl zu verweigern oder zu schwächen bedeutet, nicht nur das Engagement der Schweiz für die Menschenrechte infrage zu stellen, sondern auch das christliche Ethos zu verletzen. Für Christinnen und Christen verbindet eine universale Geschwisterlichkeit alle Menschen. Lösungsansätze, die unsere Verantwortung gegenüber anderen verringern, können sich nicht auf christliches Denken berufen.

    Die Infragestellung des Familiennachzugs und die Gefährdung des Niederlassungsstatus schwächen Familien und verhindern ihre Integration. Die Schweiz profitiert seit Jahrhunderten vom Beitrag ausländischer Arbeitnehmerinnen und Arbeitnehmer, die dieses Land und seine multikulturelle Identität mitaufgebaut haben. Personen ausländischer Herkunft leisten auf wirtschaftlicher, sozialer und menschlicher Ebene viel für die Schweiz. Und nicht zu vergessen: eine Vielzahl der Katholikinnen und Katholiken dieses Landes hat einen Migrationshintergrund.

    Sozialer Rückschritt statt Lösung

    Die Arbeitsbedingungen ausländischer Arbeitnehmerinnen und Arbeitnehmer zu verschlechtern (zum Beispiel durch die Kündigung des Freizügigkeitsabkommens), ist keine Unterstützung für die Arbeitnehmerschaft dieses Landes. Im Gegenteil: Es ist eine Aushöhlung des Arbeitsrechts, das sich auf alle Arbeitnehmenden auswirkt. Die aktuellen Herausforderungen der Schweiz (Wohnungsmangel, steigende Krankenkassenprämien) müssen durch einen verstärkten Schutz der Verletzlichsten und eine bessere soziale Gerechtigkeit bekämpft werden. Der Schutz der sozialen und wirtschaftlichen Rechte aller (Recht auf erschwinglichen Wohnraum, auf Bildung, auf einen angemessenen Lohn usw.) ist heute dringender denn je. Die Stigmatisierung der verletzlichsten Arbeitnehmerinnen und Arbeitnehmer, davon ein Grossteil Ausländerinnen und Ausländer, bietet keine ethisch vertretbare Lösung. Die prekärsten Arbeitsverhältnisse (Saisonarbeit, Schwarzarbeit) könnten sich weiter verschlechtern. Die Annahme der Initiative könnte die Ausbeutung von Migrantinnen und Migranten weiter begünstigen, ihre vollständige Integration verhindern und die Ungleichheiten in der Arbeitswelt vertiefen.

    Wie empfangen wir, wer zu uns kommt?

    Die Initiative, die Menschen als Ströme und Zahlen begreift, reduziert menschliche Existenzen auf blosse Zahlen in einer Gleichung. Die Anzahl von Menschen auf einem Staatsgebiet als zu bewältigende Bedrohung zu begreifen, instrumentalisiert Menschen, anstatt ihnen ein Gesicht und eine Menschlichkeit zuzuerkennen. Die darausfliessenden Massnahmen implizieren zwingend, dass Menschen zurückgewiesen oder ausgeschlossen werden, nicht aufgrund einer Prüfung ihrer persönlichen Situation, sondern allein aufgrund einer Berechnung. Menschen und ihre Familien auf Zahlen zu reduzieren, ist eine offensichtliche Verletzung ihrer Menschlichkeit.

    „Wie eine Mutter, begleitet die Kirche alle, die unterwegs sind. Wo die Welt Bedrohungen sieht, sieht sie Kinder; wo Mauern errichtet werden, baut sie Brücken. Sie weiss, dass ihre Verkündigung nur dann glaubwürdig ist, wenn sie sich in Gesten der Nähe und der Aufnahme ausdrückt; und dass in jedem zurückgewiesenen Migranten Christus selbst an die Türen der Gemeinschaft klopft.“Dilexi te, 75.

    Quellen des kirchlichen Lehramts

    FRANZISKUS, Laudato si’. Enzyklika über die Sorge für das gemeinsame Haus, 24. Mai 2015.

    https://www.vatican.va/content/francesco/de/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html

    LEO XIV., Dilexi te. Apostolische Exhortation über die Liebe zu den Armen, 4. Oktober 2025.

    https://www.vatican.va/content/leo-xiv/de/apost_exhortations/documents/20251004-dilexi-te.html