Auteur/autrice : Vox Ethica

  • Stellungnahme von Vox Ethica zur Einreichung des Referendums “Zivildienst Retten”

    Stellungnahme von Vox Ethica zur Einreichung des Referendums “Zivildienst Retten”

    Am 15.01.2026 wurde der Bundesverwaltung das Referendum «Zivildienst retten» übergeben. Die Verschärfung des Zivildienstgesetzes würde eine Verschärfung der Zulassungsbedingungen für den Zivildienst zur Folge haben. Nun werden sich die Schweizer Stimmberechtigten zu den geplanten Änderungen an der Urne äussern können. Vox Ethica verspricht sich durch die Abhaltung einer Volksabstimmung eine breite gesellschaftliche Debatte über den Stellenwert des Zivildienstes in der Schweiz.

    Der Zivildienst eröffnet eine Alternative zum Militärdienst für Menschen, die diesbezüglich einen Gewissenskonflikt haben. Aus christlicher Sicht haben Gewissensentscheide einen hervorgehobenen Stellenwert. So definiert das Zweite Vatikanische Konzil das Gewissen als „das innerste und geheimste Zentrum des Menschen, das Heiligtum, in dem er allein mit Gott ist und wo dessen Stimme zu hören ist“ (Gaudium et Spes, Nr. 16). In der Geschichte des Christentums gibt es immer wieder Menschen, die ihrem Gewissen gefolgt sind und daraus entsprechende Konsequenzen gezogen haben. „Ich stehe hier und kann nicht anders“, sprach Martin Luther vor dem Reichstag in Worms. Auch bei der Entwicklung der Täuferbewegung spielte das Gewissen eine zentrale Rolle. Daraus resultierte eine frühe Form der Militärdienstverweigerung.

    Die bevorstehende Volksabstimmung über den Zivildienst lädt dazu ein, mit Geduld und Konsequenz zu bekräftigen, dass die Achtung des Gewissens, die Förderung eines positiven Friedens und das Streben nach dem Gemeinwohl zentrale Anforderungen der christlichen Ethik sind. Unabhängig vom Ausgang der Abstimmung bleibt festzuhalten, dass der Zivildienst weder ein Privileg noch ein Ausweg ist, sondern ein legitimer und wertvoller Ausdruck dieser ethischen Anforderungen. Seine Verteidigung steht in einer christlichen Tradition, die die Komplexität politischer Ordnungen, die Zerbrechlichkeit menschlicher Entscheidungen und zugleich die universelle Berufung anerkennt, Friedensstifter zu sein. In diesem Sinne erweist sich der Zivildienst nicht als Schwächung, sondern als ethische Ressource einer demokratischen Gesellschaft, die ihre moralischen Grundlagen ernst nimmt.

    FL

  • Le service civil en péril.

    Le service civil en péril.

    Prise de position de Vox Ethica en soutien au référendum pour le service civil.

    Le 15 janvier 2026, le référendum « Sauver le service civil » a été remis à l’administration fédérale. Le durcissement de la loi sur le service civil entraînerait un durcissement des conditions d’admission au service civil. Les électeurs suisses pourront désormais se prononcer sur les modifications prévues lors d’un scrutin. Vox Ethica espère que la tenue d’un référendum suscitera un large débat public sur l’importance du service civil en Suisse.

    Le service civil offre une alternative au service militaire aux personnes qui ont un conflit de conscience à ce sujet. Du point de vue chrétien, les décisions de conscience ont une importance particulière. Ainsi, le Concile Vatican II définit la conscience comme « le centre intime et secret de l’homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et où il entend sa voix » (Gaudium et Spes, n° 16). Dans l’histoire du christianisme, il y a toujours eu des personnes qui ont suivi leur conscience et en ont tiré les conséquences qui s’imposaient. « Je suis ici et je ne peux pas faire autrement », a déclaré Martin Luther devant la Diète impériale à Worms. La conscience a également joué un rôle central dans le développement du mouvement anabaptiste. Il en a résulté une forme précoce d’objection de conscience au service militaire.

    Le référendum sur le service civil invite à réaffirmer avec patience et cohérence que le respect de la conscience, la promotion d’une paix positive et la recherche du bien commun sont des exigences centrales de l’éthique chrétienne. Indépendamment du résultat du vote, il convient de noter que le service civil n’est ni un privilège ni une échappatoire, mais une expression légitime et précieuse de ces exigences éthiques. Sa défense s’inscrit dans une tradition chrétienne qui reconnaît la complexité des ordres politiques, la fragilité des décisions humaines et, en même temps, la vocation universelle d’être des artisans de paix. En ce sens, le service civil ne s’avère pas être un affaiblissement, mais une ressource éthique pour une société démocratique qui prend au sérieux ses fondements moraux.

    Florian Lüthi, Vox Ethica, 16.01.2026